Les soins de thanatopraxie : l’art et la technique de l’embaumement - Funelior
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Conserver au défunt l’apparence qu’on lui a connue, préserver le corps des processus naturels de dégradation, limiter les risques sanitaires liés à la dépouille mortelle ou encore respecter les dernières volontés du disparu, les raisons qui poussent les familles à choisir l’embaumement à la suite d’un décès sont multiples.

Qu’est-ce que l’embaumement ?

L’embaumement, appelé aussi thanatopraxie, est un soin de conservation. Pratiqué post mortem, il consiste à ralentir le processus de décomposition naturelle du corps (thanatomorphose) à l’œuvre dès le décès, en remplaçant le sang par un liquide conservateur et antiseptique contenant du formol.

Cette opération permet de retarder la dégradation des tissus et de donner au défunt une apparence convenable durant le temps de présentation de la dépouille mortelle. De plus, en aseptisant le corps, la thanatopraxie diminue les risques de transmission de germes infectieux.

 

En France, l’embaumement définitif (qui consiste à injecter un produit biocide plus fort pour assurer une conservation durable des tissus) est interdit, pour des raisons sanitaires et de salubrité. Toutefois et par dérogation, le préfet peut être amené à autoriser cette forme de thanatopraxie si le corps doit être inhumé dans un pays où la pratique est autorisée.

 

A savoir : Le terme embaumement est utilisé pour les pratiques de conservation usitées dans l’Antiquité ainsi que pour désigner des soins de conservation définitive. De nos jours, on parle davantage de thanatopraxie (du grec thanatos : la mort et praxis : l’action) pour désigner les soins de conservation mortuaire.

 

 

Qui pratique l’embaumement ?

L’embaumement est effectué par un thanatopracteur : ce praticien est formé aux principales notions d’anatomie, de médecine légale, de toxicologie, d’hygiène, de droit funéraire et connaît les principaux rites religieux. Pour exercer, il doit être titulaire d’une habilitation préfectorale et satisfaire à des impératifs d’hygiène et de sécurité (dans la mesure où un corps décédé recèle des agents infectieux).

 

Le thanatopracteur se distingue de l’entrepreneur funéraire ; il peut exercer au sein d’une agence de pompes funèbres ou dans le cadre d’un service extérieur (dans ce dernier cas, l’opérateur de pompes funèbres a l’obligation d’afficher la liste des thanatopracteurs du département avec leurs tarifs).

 

 

D’où vient la pratique de l’embaumement ?

L’utilisation de la thanatopraxie daterait de l’Antiquité : certains peuples d’Amérique du Sud utilisaient la déshydratation naturelle ; d’autres, tels que les Égyptiens, ont développé des procédés de momification très complexes pour préserver les corps. La croyance veut que l’âme du défunt puisse retrouver son enveloppe corporelle. La technique d’embaumement des Egyptiens (extraction des viscères, « séchage » du corps dans de la soude minérale, onction d’huile et enveloppement dans des bandelettes de coton) a été pratiquée jusqu’à l’époque de la Rome antique.

 

Certaines exhumations ont mis à jour des momifications dont on ne sait si elles étaient volontaires : par exemple, les techniques d’inhumation dans la Chine des premières dynasties impériales (des tombes à faible température et à humidité quasiment inexistante où les corps sont placés, enveloppés d’un tissu, sous plusieurs couches de charbon de bois et d’argile).

En Europe, la thanatopraxie ne sera que peu utilisée, uniquement pour rapatrier les corps à l’époque des croisades ou de conflits, ou plus tard pour des expériences scientifiques. On doit les techniques d’embaumement artériel modernes à la découverte, à la fin du XIXe siècle, du formaldéhyde, un puissant biocide. En France, la pratique de la thanatopraxie ne s’est développée qu’à compter des années 60, et reste variable selon les régions et les populations concernées.

 

Le saviez-vous ? Les religions catholique et orthodoxe invoquent un phénomène dit d’incorruptibilité physique ou absence de thanatomorphose, un auto-embaumement qui aurait été observé sur des dépouilles de saints décédés depuis plusieurs années.

 

 

 

Comment se pratique l’embaumement ?

L’embaumement n’est pratiqué que sur autorisation expresse de la famille, qui signe une autorisation de réalisation de soins de conservation, et avec l’obtention d’une autorisation municipale préalable.

 

La première opération consiste au nettoyage complet du corps. Ensuite, une petite incision est pratiquée au niveau de la clavicule droite, où passent les vaisseaux sanguins majeurs (veine jugulaire et carotide) pour évacuer le sang. D’autres petites incisions sont faites à des endroits du corps pour évacuer les gaz. On injecte alors un liquide conservateur et antiseptique à base de formol pour remplacer le sang dans le système circulatoire et on referme les incisions. Le corps sera ensuite lavé et désinfecté avant d’être habillé, coiffé, maquillé et déposé dans le cercueil.

Toutes ces opérations sont effectuées avec le respect et la décence attachés à la dépouille mortelle.

 

 

L’embaumement est-il obligatoire ?

En France, aucune disposition législative ou réglementaire n’impose le recours à des soins de conservation. La plupart du temps, des soins de présentation ou soins d’esthétique mortuaire (toilette et soins esthétiques de restauration) suffiront. En outre, dans la mesure où les produits utilisés pour les soins de thanatopraxie sont très chimiques et néfastes sur l’environnement, la crémation d’un corps embaumé est interdite.

Enfin, il faut savoir que certaines confessions religieuses sont opposées à la pratique de l’embaumement (l’islam, le judaïsme, le bouddhisme et le christianisme orthodoxe notamment), ces religions édictant par ailleurs des règles précises pour la toilette et la préparation des défunts avant les obsèques.

 

 

Quelles sont les alternatives à la thanatopraxie ?

Lorsque les proches ne souhaitent pas de soins de conservation du corps pour des questions morales, éthiques, religieuses ou écologiques, on utilise la réfrigération : un froid positif lorsque le corps ne séjourne qu’une courte durée avant les obsèques ; un froid négatif lorsque la dépouille doit être conservée plus longuement (par exemple, pour raisons médico-légales ou avant un transfert long).

Ces processus, plus naturels, n’éliminent pas les risques sanitaires, mais ont un impact environnemental moindre.

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